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	<title>Léo Dumont</title>
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	<description>Blog de recherche. Histoire et informatique.</description>
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		<title>Des élections parisiennes de 1850 à la primaire socialiste de 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 21:56:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;occasion est trop belle pour ne pas faire une courte apparition sur ce blog bien trop silencieux faute de temps. La carte des résultats de la primaire socialiste à Paris publiée par le Monde est surprenante par sa parfaite dichotomie spatiale entre ouest et est, mais elle m&#8217;a également surpris par sa terrible ressemblance avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;occasion est trop belle pour ne pas faire une courte apparition sur ce blog bien trop silencieux faute de temps.</p>

<p>La carte des résultats de la primaire socialiste à Paris publiée par le <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/10/carte-a-paris-martine-aubry-devance-francois-hollande_1585200_823448.html">Monde</a> est surprenante par sa parfaite dichotomie spatiale entre ouest et est, mais elle m&#8217;a également surpris par sa terrible ressemblance avec une carte bien plus ancienne : celle des résultats de l&#8217;élection partielle du 28 avril 1850 à Paris.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>La carte publiée par le Monde (Plus le rouge est foncé, plus le nombre de voix pour Hollande est fort. Plus il est clair et plus celles pour Martine Aubry sont nombreuses) :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/primaire-paris.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-56" title="primaire-paris" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/primaire-paris.png" alt="" width="551" height="509" /></a></p>

<p>La carte des voix obtenues par Eugène Sue alors candidat (et vainqueur de l&#8217;élection) des démocrates-socialistes :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/sue.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-57" title="sue" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/sue.png" alt="" width="513" height="412" /></a></p>

<p>Celle des voix pour Leclerc, le candidat du Parti de l&#8217;ordre :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/leclerc.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-59" title="leclerc" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2011/10/leclerc.png" alt="" width="507" height="407" /></a></p>

<p>Alors certes les limites du Paris de l&#8217;époque n&#8217;étaient pas les mêmes qu&#8217;aujourd&#8217;hui (la limite nord correspond à peu près à la ligne 2 actuelle du métro et la limite sud à la ligne 6), mais la ressemblance des cartes est intrigante.</p>

<p>Ceci étant dit, je me garderai bien d&#8217;établir toute corrélation historique sérieuse entre les cartes de 1850 et celle de 2011 au-delà du caractère anecdotique de la chose. Si les cartes électorales sont un formidable outil de recherche, elles ne peuvent jamais être un facteur d&#8217;explication des attitudes politiques à elles toutes seules, d&#8217;autant plus à 161 ans d&#8217;écart… Mais ce qui semble à peu près sûr, c&#8217;est que la partition Est/Ouest des résultats électoraux à Paris, primaire ou non, c&#8217;est n&#8217;est pas vraiment nouveau.</p>

<p>Pour ceux que ça intéresserait, j&#8217;ai mis en ligne les cartes de 1850 à cette adresse : <a href="http://leodumont.alwaysdata.net/paris/mai1850.php">http://leodumont.alwaysdata.net/paris/mai1850.php</a></p>

<p>Pour le côté technique : cette petite plateforme de webmapping repose sur un flux WMS diffusé par MapServer à partir d&#8217;une base de données PostgreSQL/PostGIS. Le tout est affiché à l&#8217;aide de la libraire JavaScript OpenLayers. En cliquant sur le petit + en haut à droit de la carte, il est possible de changer de couche et en cliquant sur un arrondissement une bulle avec les différentes informations apparaît.</p>
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		<title>wikiCarto : cartographie pour les historiens</title>
		<link>http://ldumont.org/blog/2010/10/16/wikicarto-cartographie-pour-les-historiens/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 13:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[cartographie]]></category>
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		<category><![CDATA[PIREH]]></category>
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		<category><![CDATA[sig]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu&#8217;une semaine de formation aux outils informatiques pour les historiens va avoir lieu à l&#8217;EHES, l&#8217;équipe du PIREH de l&#8217;Université Paris 1 a lancé un wiki dénommé wikiCarto pour partager des ressources relatives à la cartographie pour historiens. On y retrouve pour le moment des mises au point sur les logiciels Philcarto et R, qui au-delà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;une semaine de formation aux outils informatiques pour les historiens va avoir lieu à l&#8217;<a href="http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2010/ue/1168/">EHES</a>, l&#8217;équipe du <a href="http://pireh.univ-paris1.fr/pirh/">PIREH</a> de l&#8217;Université Paris 1 a lancé un wiki dénommé <a href="http://pireh-dev.univ-paris1.fr/wikiCarto/doku.php">wikiCarto</a> pour partager des ressources relatives à la cartographie pour historiens.</p>

<p>On y retrouve pour le moment des mises au point sur les logiciels <a href="http://pireh-dev.univ-paris1.fr/wikiCarto/doku.php?id=autre_logiciel_de_cartographie">Philcarto</a> et <a href="http://pireh-dev.univ-paris1.fr/wikiCarto/doku.php?id=avec_r">R</a>, qui au-delà de ses capacités statistiques est un outil très puissant pour réaliser des cartes.</p>

<p>Deux exemples décrivant pas à pas la réalisation d&#8217;une carte des résultats électoraux des élections législatives du 28 avril 1850 à Paris ont aussi été mis en ligne (<a href="http://pireh-dev.univ-paris1.fr/wikiCarto/doku.php?id=carte-elections1850paris-philcarto">Philcarto</a>, <a href="http://pireh-dev.univ-paris1.fr/wikiCarto/doku.php?id=paris_xix">R</a>).</p>

<p>Signalons également l&#8217;initiative de Baptiste Coulmont qui a commencé la rédaction d&#8217;un <a href="http://coulmont.com/blog/2010/09/12/cartographie-avec-r-tutoriel/">tutoriel</a> pour cartographier avec R.</p>

<p>Le contenu de wikiCarto est appelé à se développer dans les mois qui viennent (notamment en ce qui concerne les SIG), n&#8217;hésitez donc pas à faire circuler l&#8217;adresse autour de vous et à proposer des ressources supplémentaires !</p>

<p><a href="http://pireh-dev.univ-paris1.fr/wikiCarto/doku.php">wikiCarto : cartographie pour historiens</a></p>
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		<title>THATCamp Paris &#8211; Compte-rendu de l&#8217;atelier sur les SIG géo-historiques</title>
		<link>http://ldumont.org/blog/2010/05/19/thatcamp-paris-compte-rendu-de-latelier-sur-les-sig-geo-historiques/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 20:17:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[sig]]></category>
		<category><![CDATA[thatcamp]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du THATCamp Paris de mai 2010 s&#8217;est tenu un atelier intitulé &#171;&#160;Les SIG géo-historiques&#160;&#187; animé par Jean-Luc Pinol, Claire-Charlotte Butez et Ian Johnson. En préambule à la discussion, plusieurs exemples de réalisation ont été présentés : Jean-Luc Pinol a d&#8217;abord présenté une carte de la densité de la noblesse dans le cadre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre du <a href="http://tcp.hypotheses.org" target="_blank">THATCamp Paris</a> de mai 2010 s&#8217;est tenu un atelier intitulé &laquo;&nbsp;<a href="http://www.digitalhumanities.cnrs.fr/wikis/tcp/index.php?title=Les_SIG_g%C3%A9o-historiques_/_Historical_GIS" target="_blank">Les SIG géo-historiques</a>&nbsp;&raquo; animé par Jean-Luc Pinol, Claire-Charlotte Butez et Ian Johnson.</p>

<p>En préambule à la discussion, plusieurs exemples de réalisation ont été présentés :</p>

<p>Jean-Luc Pinol a d&#8217;abord présenté une carte de la densité de la noblesse dans le cadre des recettes des finances à la veille de la Révolution française, ainsi qu&#8217;une carte des chefs de ménages juifs à Paris à l&#8217;échelle du point adresse.</p>

<p>A été ensuite évoquée l&#8217;importance pour les historiens de ne pas perdre de vue l&#8217;aspect temporel dans les représentations spatiales.</p>

<p>Avant on produisait essentiellement des cartes pour une seule période, mais l&#8217;intérêt des SIG géo-historiques réside dans la possibilité de distinguer des évolutions temporelles des dimensions spatiales.</p>

<p>À ce propos Ian Johnson a abordé la possibilité de croiser différentes couches d&#8217;information sur une même carte ce qui permet de faire émerger des problématiques nouvelles.</p>

<p>Dans cette perspective a été présentée la <a href="http://www.davidrumsey.com/" target="_blank">Rumsey Map Collection</a> qui permet de mettre en valeur des cartes anciennes croisées avec des cartes actuelles, notamment via les possibilités offertes par Google Maps.</p>

<p>Dans certains cas les techniques de cartographie permettent des pratiques qui auraient été impossibles sans l&#8217;aide de technologies avancées, ainsi la carte d’Angkor n&#8217;aurait pas pu exister sans la télédétection.</p>

<p>Cette série de présentations a amené à deux constats en vue des discussions :</p>

<ol>
    <li>Capacité des SIG à faire émerger de nouvelles problématiques dans les sujets de recherches historiques grâce à l&#8217;apport de la dimensions spatiale.</li>
    <li>Usage des SIG nécessite de se familiariser avec un certain nombre de procédés techniques et de théories issues de la géomatique qui sont trop souvent ignorées des chercheurs en histoire.</li>
</ol>

<p>L&#8217;enjeu de la discussion qui a suivi les présentations s&#8217;est porté sur l&#8217;identification des besoins en matière de SIG géo-historiques. Ont notamment été évoqués :</p>

<ul>
<li>Le problème essentiel et incontournable de la disponibilité de fonds de carte historiques qui soient directement exploitables dans les logiciels spécialisés.</li>
</ul>

<p>L&#8217;exemple de la Grande-Bretagne a été donné où le <a href="http://www.port.ac.uk/research/gbhgis/" target="_blank">Great Britain Historical GIS</a> propose en libre accès des fonds vectoriels des frontières administratives de la Grande-Bretagne et un certain nombre de tables de données. Un dispositif similaire en France serait très souhaitable.</p>

<ul>
<li><p>La numérisation des cartes demande des compétences techniques : il faut partir d&#8217;une carte ancienne, la caler afin de la géoréférencer, etc…</p></li>
<li><p>La possibilité d&#8217;avoir une gestion unifiée des données géo-historiques. Dans cette optique le grand problème est celui de la gestion des métadonnées qui permettraient l&#8217;échange (tout en respectant la paternité des réalisations), l&#8217;indexation et la classification des fonds de carte.</p></li>
</ul>

<p>-La question des rapports avec le monde de l&#8217;édition. Pour la plupart des éditeurs «carte» rime avec coûts de réalisation très élevés, car ils pensent immédiatement à des réalisations en PAO alors que les SIG permettent une certaine automatisation et donc des économies.</p>

<ul>
<li><p>L&#8217;idée d&#8217;une base collaborative où les gens partageraient des données. Mais dans ce cas, il faut prévoir des bénéfices pour ceux qui acceptent de partager leur travail. Peut-on imaginer une forme de retour via des possibilités de publication ?</p></li>
<li><p>Les archivistes possèdent souvent des ressources cartographiques en interne, mais les historiens n&#8217;ont pas toujours le réflexe de les solliciter. Exemple : pour Lyon tous les îlots urbains ont été re-dessinés en collaboration avec les archives départementales.</p></li>
<li><p>Jean-Luc Pinol a évoqué un projet en commun avec la BNF de mettre à disposition un certain nombre de cartes à l&#8217;échelle du canton.</p></li>
<li><p>Dans certains cas des données sont disponibles en libre accès, mais pas les fonds de carte pour les exploiter. Exemple des recensements anciens disponibles auprès de l&#8217;INSEE, mais aucun fonds vectorialisé pour les exploiter. À ce sujet a été évoqué par Jean-Luc Pinol un projet avec Claire Lemercier qui consisterait à mettre à disposition les recensements du XIXe siècle, mais pour ça il faut des fonds de carte.</p></li>
<li><p>Google Maps offre des possibilités intéressantes pour coupler des cartes anciennes avec les cartes actuelles via les coordonnées géographiques. Cependant ce n&#8217;est pas sans certaines limites, en particulier liées à l&#8217;absence des découpages administratifs de l&#8217;époque ce qui restreint les possibilités de comptage.</p></li>
<li><p>Présentation d&#8217;un «<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gazetteer" target="_blank">gazetteer</a>» interne au <a href="http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/index_fr.php" target="_blank">LARHRA</a>. Il s&#8217;agit d&#8217;une base de données qui répertorie les lieux avec leurs types, leurs localisations et les différents fonds de carte disponibles. A été posée la question d&#8217;une collaboration qui permettrait de disposer d&#8217;un outil très riche.</p></li>
<li><p>Évocation du projet Carto Mundi géré par le <a href="http://www.tge-adonis.fr/" target="_blank">TGE-Adonis</a>, mais aucune géolocalisation est prévue dans ce projet ce qui le rend difficilement exploitable par les historiens aujourd&#8217;hui.</p></li>
<li><p>Constat que de nombreux laboratoires et centres de recherche ont beaucoup de ressources en interne, mais qu&#8217;ils font souvent preuve de frilosité pour partager ces données, même une fois que leurs recherches ont été publiées.</p></li>
</ul>

<p>En conclusion a été posée la question de la place des SIG géo-historiques dans le champ des digital humanities, ce qui a amené à distinguer deux enjeux principaux :</p>

<ol>
    <li>Introduire plus largement la notion de «spatial humanities»</li>
    <li>Œuvrer pour une libération des données et un travail collaboratif des différents acteurs.</li>
</ol>
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		<title>La lutte des places avec Michel Lussault &#8211; La suite dans les idées du 19 septembre 2009</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 22:04:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[france culture]]></category>
		<category><![CDATA[géographie]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>
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		<description><![CDATA[Je viens d&#8217;écouter l&#8217;émission la Suite dans les idées d&#8217;il y a deux semaines (19 septembre 2009) enregistrée à Lyon dans le cadre du Forum Libération dont l&#8217;invité était le géographe Michel Lussault, auteur de La lutte des classes à la lutte des places [1], et ça vaut vraiment le détour. Dans la perspective de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens d&#8217;écouter <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/suite_idees/fiche.php?diffusion_id=76614" target="_blank">l&#8217;émission la Suite dans les idées</a> d&#8217;il y a deux semaines (19 septembre 2009) enregistrée à Lyon dans le cadre du Forum Libération dont l&#8217;invité était le géographe Michel Lussault, auteur de La lutte des classes à la lutte des places [1], et ça vaut vraiment le détour.</p>

<p>Dans la perspective de la grande thématique du Forum Libération de Lyon qui portait sur les vingts ans de la chute du mur de Berlin, la discussion s&#8217;ouvre sur une interrogation : la chute du mur peut-elle être considérée comme un fait spatial total ?</p>

<p>Michel Lussault explique que le monde multipolaire post-Guerre froide où l&#8217;importance de l&#8217;urbain mondialisé ne cesse de croître, loins d&#8217;être unifié sur le plan géopolitique voit la multiplication des frontières spatiales fondées sur de profondes divisions socio-économiques. Il souligne ainsi la multiplication des contrôles à l&#8217;entrée des bâtiments publics, ce qu&#8217;il appelle les sas.</p>

<p>Mais c&#8217;est surtout l&#8217;occasion de revenir sur l&#8217;importance de la géographie et de la notion d&#8217;espace dans les sciences humaines et sociales. Michel Lussault défend une géographie  qui s&#8217;intéresse à l&#8217;espace non pas comme un simple décor dans lequel évoluerait les hommes, mais comme une organisation de la matière qui représente un enjeu social majeur. Pour lui l&#8217;organisation de l&#8217;espace par la société doit être considéré comme un sujet politique et culturel qui s&#8217;inscrit dans l&#8217;horizon culturel et idéologique des hommes.</p>

<p>Une telle conception épistémologique rompt nettement avec les conceptions anciennes d&#8217;une géographie isolée et enserré dans le carcan des programmes scolaires pour en faire une discipline au cœur du dialogue avec les autres sciences sociales.</p>

<p>Plus largement cela amène Luscault à considérer l&#8217;organisation de l&#8217;espace comme la seule possibilité qui reste pour créer du lien et du débat politique entre les différents acteurs sociaux qui dans des sociétés de plus en plus multiculturelles ne parviennent plus à dialoguer dans le cadre des enjeux socio-économiques et des valeurs traditionnels, d&#8217;où ce passage d&#8217;une lutte des classes à une lutte des places.</p>

<p>Ca ne dure qu&#8217;une demie heure et c&#8217;est passionnant (On peut encore <a href="http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/SUITE_IDEES/SUITE_IDEES20090919.ram" target="_blank">écouter</a> l&#8217;émission) !
Notes</p>

<p>[1] Michel Lussault, <em>De la lutte des classes à la lutte des places</em>, Grasset, 2009.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ajouter un style bibliographique .bst dans MacTeX</title>
		<link>http://ldumont.org/blog/2009/07/15/ajouter-un-style-bibliographique-bst-dans-mactex/</link>
		<comments>http://ldumont.org/blog/2009/07/15/ajouter-un-style-bibliographique-bst-dans-mactex/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 21:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et informatique]]></category>
		<category><![CDATA[BibDesk]]></category>
		<category><![CDATA[bibliographie]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[LaTeX]]></category>

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		<description><![CDATA[LaTeX et BibDesk sont des outils formidables pour gérer sa bibliographie et faire de beaux documents, mais pour nous pauvres francophones ils ont un inconvénient majeur : par défaut ils ne sont pas adaptés aux normes typographiques françaises, notamment en ce qui concerne la présentation des bibliographies. Heureusement des solutions existent, au moment de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>LaTeX et BibDesk sont des outils formidables pour gérer sa bibliographie et faire de beaux documents, mais pour nous pauvres francophones ils ont un inconvénient majeur : par défaut ils ne sont pas adaptés aux normes typographiques françaises, notamment en ce qui concerne la présentation des bibliographies.</p>

<p>Heureusement des solutions existent, au moment de la compilation de son document on peut faire appel à un style bibliographique différent qui se présente sous la forme d&#8217;un fichier fichier texte ayant pour extension &laquo;&nbsp;.bst&nbsp;&raquo; que l&#8217;on place dans le même dossier que les fichiers .tex et .bib, on peut aussi ajouter le fichier bst dans l&#8217;arborescence de la distribution LaTeX afin de pouvoir y faire appel sans qu&#8217;il ne soit présent dans le dossier de compilation. C&#8217;est sur ce dernier point que je voudrais revenir.</p>

<p>Tout d&#8217;abord précisons que ce que je m&#8217;apprête à écrire concerne la distribution <a href="http://www.tug.org/mactex/2009/" target="_blank">LaTeX</a> pour Mac OS X, MacTeX dont la dernière version date du 8 janvier 2009.</p>

<p>D&#8217;après la <a href="http://www.tug.org/mactex/faq/#qm04" target="_blank">documentation</a> de MacTex, les ajouts de type .bst devraient être rangées dans les sous-dossiers du répertoire &laquo;&nbsp;textmf&nbsp;&raquo; de la bibliothèque de son compte utilisateur :</p>

<blockquote>~/Library/texmf</blockquote>

<p>Or dans mon cas ce dossier n&#8217;existe pas. Bien embêté, je pris la décision d&#8217;aller jeter un coup d&#8217;œil dans les dossiers où sont situés l&#8217;installation de la distribution LaTeX installée par le package MacTex (Tex Live 2008) :</p>

<blockquote>/usr/local/texlive/</blockquote>

<p>Et joie ! Dans ce dossier figure un sous-dossier &laquo;&nbsp;texmf-local&nbsp;&raquo; avec tout ce qu&#8217;il faut dedans pour ranger ses fichiers bst. Voilà le chemin exacte où déposer le style (pour y accéder le plus simple est encore d&#8217;utiliser le raccourci &laquo;&nbsp;Majuscule + Commande + G&nbsp;&raquo; et de coller le dit chemin dans la fenêtre) :</p>

<blockquote>/usr/local/texlive/texmf-local/bibtex/bst/</blockquote>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2009/07/ss-arbo-texlive.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-22" title="ss-arbo-texlive" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2009/07/ss-arbo-texlive-300x207.png" alt="" width="300" height="207" /></a></p>

<p>Ensuite direction les préférences de BibDesk, onglet &laquo;&nbsp;Aperçus Tex&nbsp;&raquo; et normalement le nom de votre fichier .bst devrait apparaître dans le menu déroulant &laquo;&nbsp;Style BibTeX&nbsp;&raquo;. Si ce n&#8217;est pas le cas, pas de panique il suffit de taper son nom, BibDesk affiche alors un avertissement pour vous signaler que ce n&#8217;est pas un style standard, mais comme vous êtes un macuser valeureux vous cliquez sur &laquo;&nbsp;Utiliser quand même&nbsp;&raquo; !</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2009/07/ss-preferences.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-23" title="ss-preferences" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2009/07/ss-preferences-300x208.png" alt="" width="300" height="208" /></a></p>

<p>Et comme par miracle tout fonctionne, vos références bibliographiques apparaissent selon la mise en forme choisie dans la fenêtre d&#8217;aperçu :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2009/07/ss-final.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-24" title="ss-final" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2009/07/ss-final-300x187.png" alt="" width="300" height="187" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Créer un graphique de la répartition chronologique de ses références bibliographiques avec Bookends et un tableu</title>
		<link>http://ldumont.org/blog/2009/07/03/creer-un-graphique-de-la-repartition-chronologique-de-ses-references-bibliographiques-avec-bookends-et-un-tableu/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 21:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et informatique]]></category>
		<category><![CDATA[BibDesk]]></category>
		<category><![CDATA[bibliographie]]></category>
		<category><![CDATA[bookends]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[tableur]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu&#8217;à encore récemment j&#8217;utilisais BibDesk pour gérer ma bibliographie, mais depuis quelques semaines je suis passé à Bookends (il faudrait que je revienne sur les raisons de ce changement à l&#8217;occasion) et j&#8217;ai découvert une petite fonctionnalité bien sympathique : la possibilité de lister les éléments de sa bibliographie selon un critère, par exemple créer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu&#8217;à encore récemment j&#8217;utilisais <a href="http://bibdesk.sourceforge.net/" target="_blank">BibDesk</a> pour gérer ma bibliographie, mais depuis quelques semaines je suis passé à <a href="http://www.sonnysoftware.com/" target="_blank">Bookends</a> (il faudrait que je revienne sur les raisons de ce changement à l&#8217;occasion) et j&#8217;ai découvert une petite fonctionnalité bien sympathique : la possibilité de lister les éléments de sa bibliographie selon un critère, par exemple créer une liste à partir des dates de publication, des noms d&#8217;auteur, etc… Surtout ces listes peuvent être facilement exportées vers un autre logiciel ce qui offre de nombreuses possibilités.</p>

<p>Pour accéder à ces listes direction le menu &laquo;&nbsp;Extras&nbsp;&raquo; et le sous-menu &laquo;&nbsp;Terms Lists&nbsp;&raquo; :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/menu_bookends.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-11" title="menu_bookends" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/menu_bookends-300x170.png" alt="" width="300" height="170" /></a></p>

<p>Ce qui a pour effet d&#8217;ouvrir une nouvelle fenêtre qui liste les entrées de la biblio selon le critère choisi :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/ss_bookends.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-12" title="ss_bookends" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/ss_bookends-300x259.png" alt="" width="300" height="259" /></a></p>

<p>Jusque là c&#8217;est une découverte intéressante pour naviguer plus efficacement dans sa bibliographie, mais m&#8217;est vite venu l&#8217;idée d&#8217;exporter le contenu de la colonne de gauche (là où pour chaque année, le logiciel indique le nombre de références enregistrées) vers un tableur pour pouvoir réaliser un petit graphique. Je tente de sélectionner tout le contenu de la dite colonne, tente un peu sceptique un simple copier/coller vers Excel (ou tout autre logiciel de tableur), et boum ça marche ! Les joies de la simplicité du Mac dans toute leur splendeur ! Voilà ce qu&#8217;on obtient dans Excel :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/ss_excel.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-13" title="ss_excel" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/ss_excel-98x300.png" alt="" width="98" height="300" /></a></p>

<p>Toutes les dates se retrouvent en colonne A et le nombre de publications en colonne B, ce qui est très bien pour créer un graphique. Il suffit d&#8217;ajouter une ligne pour les légendes, de sélectionner le contenu de mon tableau et d&#8217;insérer un graphique de type &laquo;&nbsp;Courbe&nbsp;&raquo; qui affichera en abscisse les années et en ordonnée le nombre de publications :</p>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/courbe-publis_m.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-14" title="courbe-publis_m" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/courbe-publis_m-300x147.jpg" alt="" width="300" height="147" /></a></p>

<p>Et voilà le travail ! Une bien jolie courbe que je vais pouvoir commenter avec amour dans mon bilan historiographique. Quoiqu&#8217;il en soit ça démontre l&#8217;efficacité de Bookends qui pour le coup m&#8217;a vraiment bluffé.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Récupérer le code SQL d&#8217;une base de données OpenOffice.Org</title>
		<link>http://ldumont.org/blog/2009/06/21/recuperer-le-code-sql-dune-base-de-donnees-openoffice-org/</link>
		<comments>http://ldumont.org/blog/2009/06/21/recuperer-le-code-sql-dune-base-de-donnees-openoffice-org/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 21:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo Dumont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire et informatique]]></category>
		<category><![CDATA[bdd]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[ooo]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin j&#8217;ai cherché pendant un bon moment comment exporter une base de données au format .odb (conçues dans OpenOffice.Org donc) vers MySQL. Malheureusement Base n&#8217;est pas doté de fonctions d&#8217;exportation, il faut donc bidouiller un peu. Après quelques recherches j&#8217;ai finalement trouvé une solution à peu près satisfaisante sur les forums francophones d&#8217;OOo. Voilà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin j&#8217;ai cherché pendant un bon moment comment exporter une base de données au format .odb (conçues dans OpenOffice.Org donc) vers MySQL. Malheureusement Base n&#8217;est pas doté de fonctions d&#8217;exportation, il faut donc bidouiller un peu.</p>

<p>Après quelques recherches j&#8217;ai finalement trouvé une solution à peu près satisfaisante sur les forums francophones d&#8217;OOo. Voilà la marche à suivre :</p>

<ol>
    <li>Ouvrir son fichier .odb dans OpenOffice.</li>
    <li>Aller dans le menu &laquo;&nbsp;Outils&nbsp;&raquo;, sélectionner l&#8217;outil &laquo;&nbsp;SQL&nbsp;&raquo;.</li>
    <li>Entrer l&#8217;instruction suivante :  script &#8216;c:\test.txt&#8217;</li>
    <li>Ce qui a pour effet de créer un fichier .txt à la racine de votre disque dur contenant le code SQL ayant servi à la création des tables de la base.</li>
</ol>

<p><a href="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/Image_1.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5" title="Récupérer le code SQL d'une base de données OpenOffice.Org" src="http://ldumont.org/blog/wp-content/uploads/2010/05/Image_1-285x300.png" alt="" width="285" height="300" /></a></p>

<p>Le code obtenu n&#8217;est pas directement exploitable dans phpMyAdmin, mais avec quelques petites modifications dans un éditeur de texte, on obtient quelque chose de pas trop mal !</p>
]]></content:encoded>
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